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| Pierre-Laurent Brenot, l'inventeur de la Pin-up française |
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Biographie
8 juillet 1913, naissance de Raymond (Pierre-Laurent) Brenot au 44 de la rue de Vanves, Paris 14.
En 1928, il entre à l'école Estienne (l'école du livre) où il suit les cours pendant trois ans.
1932, il poursuit sa formation de dessinateur avec Hertenberger, ancien élève de Gérôme et Devambez. Les dons d'observation et la précision du coup de crayon de Pierre-Laurent Brenot sont de suite remarqués.
De 1936 à 1950, les années mode, grâce à son audace et son talent, il réussit à se faire employer par "Fahionable", grand tailleur pour hommes et femmes. Monsieur Chatard lui demande, alors, de créer sa ligne de costumes pour hommes.
Il en vient, sur sa lancée, à réaliser de nombreux dessins de mode pour les grands couturiers et modistes, réalise les portraits D'arletty et de nombreuses femmes du monde. Les revues qui le sollicitent sont alors : France-Élite, Votre Beauté, Images de France, Prestige de Paris, Formes et Couleurs, Plaire, La Vie Heureuse, Vogue… |
De 1944 à 1966, sont les grandes années de sa période d'affichiste : ParisLine (pour Line Renaud), La Comédie Caumartin, et bien sûr la plus célèbre celle du Lido.
Ils travaillent également activement pour la publicité : la Vittelloise, le chocolat Poulain, la lingerie le Chat…
À partir de 1965, l'appareil photo prenant de plus en plus le pas sur l'illustrateur, Pierre-Laurent décide de consacrer son temps à la peinture. Sur le modèle des "anciens" comme il aimait à le répéter. Le tableau est d'abord réalisé en grisaille, puis est ensuite ré-haussé de couleur, ceci afin de donner le plus de profondeur à ses œuvres.
Le 8 mai 1998 Pierre-Laurent Brenot décède à l'âge de 84 ans, dans sa propriété de Loches. |
Reconnaissance
En 1966, il obtient la médaille d'or au Salon des Artistes Français.
En 1973, il devient citoyen d'honneur où il fait une exposition à La Nouvelle-Orléans aux États-Unis.
En 1986 médaille d'honneur de la ville de Moscou.
Expose en permanence au Salon d'Automne, au salon des comparaisons, à la société nationale des Beaux-Arts, aux Peintres Témoins de leur Temps, au Grand Palais. Expositions pour lesquelles il recevra la médaille d'honneur.
Il sera honoré du prix Henner, et en deviendra membre du jury.
Sera membre d'honneur et vice-président du Syndicat National des peintres et illustrateurs.
En1996, une grande rétrospective à La Bibliothèque Forney (Paris) lui sera consacrée pour la sortie du Livre "Brenot Affichiste" (avec le concours de la Mairie de Paris, et de l'agence Culturelle de Paris).
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Le dessin
Ses débuts se font chez Fashionnable, il y sera styliste durant 9 ans.
Dès 1945, avec Gruau et Demachy, pendant 3 ans, il travaille pour le magasine « Plaire » chef d’œuvre du dessin de mode. Dans le même temps, « l'Illustration » lui demande des croquis de spectacles de l’Opéra et de la Comédie Française. Puis « Plaisir de France » ou il exécute des portraits de femmes du monde.
Brenot pratique pendant 15 ans le stylisme pour Dior, Balmain, Nina Ricci, Lanvin, Saint-Laurent. |
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Le père de la pin-up française…
1954, Brenot est l’affichiste du Lido, il crée l’image magique de la femme levant la jambe et de l’homme soulevant son chapeau claque : la quintessence du music-hall.
Suivront, Line Renaud au Casino de Paris, des affiches pour le cinéma, “La mariée est trop belle“, “La femme et le pantin“.
Brenot c’est aussi, Jessos, Chantel, la Vitelloise, Lustucru, le Rouge Baiser, Bourgeois.
IL pouvait réaliser une affiche dans la journée.
La pin-up devint l’un des symboles d’une après guerre affamée de plaisirs.
Brenot se trouve prédestiné à inventer la version française. Il trouve son inspiration dans la Parisienne “bien fichue“ qu’il croise dès ses débuts. Il la décline par centaines dans toutes les positions, toutes les tenues.
Son œuvre est gaie, c’est le reflet de la vie, du mouvement. |
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La peinture
Puis vînt le temps ou la photographie surpasse le dessinateur. Brenot s’oriente ou reprend ses pinceaux, ses toiles, ses huiles. Durant 35 ans, à la manière de ses pairs qu’il admire, Vélasquez, Le Gréco, il s’adonne, exécute des séries de portraits essentiellement féminins que des courtiers vendront dans le monde entier.
Brenot disait avec humour : « Renoir m’a copié ! » |
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